XX ème siècle

 

17 juin 1938 : Un décret vient renforcer le dispositif répressif contre les mouvements autonomistes en permettant d'accuser d'atteinte à la sûreté extérieure de l'État tous ceux sur lesquels planait une présomption d'espionnage. "Une loi des suspects" qui permettait à nouveau l'instauration dans le pays d'une véritable terreur policière. D'un autre côté, la censure permettait de museler toute opposition, soit des élus, soit de la presse.

2 septembre 1939 : Début de l'évacuation des Alsaciens vers le Sud-Ouest. Celle-ci se fait dans des conditions déplorables : voyage d'au moins 8 jours en train dans des wagons à bétail avec comme unique matelas, une fine couche de paille, interdiction d'emmener plus de 30 kilos d'affaires personnelles par personne, les animaux de toute taille doivent rester en Alsace et les portes des maisons doivent rester ouvertes. A leur arrivée dans le Sud-Ouest, les Alsaciens sont considérés comme des Allemands, logés pour la plupart dans des étables, sans eau, ni chauffage, ni électricité. Pendant ce temps, les soldats français pillent et saccagent les maisons abandonnées et volent tous les objets de valeurs.

3 septembre 1939 : La France déclare la guerre à l'Allemagne.
Évacuation de Strasbourg et des communes frontalières de Lauterbourg à Saint Louis.

Décembre 1939 à Janvier1940 : Hiver très rigoureux

A la capitulation en 1940, la Région est annexée au 3ème Reich nazi, les "francophiles" sont expulsés, les juifs persécutés et déportés, 5 000 d'entre eux disparaissent dans l'holocauste.

10 Mai 1940 : Les Allemands bombardent Molsheim

15 Mai 1940 : bombardement de la gare de Goxwiller où se trouve un parc à munitions. Tirs sur Haguenau

Un parachutiste canadien est tombé sur l'Altenberg au moment des premiers bombardements sur l'Allemagne. Entré dans la ville de Boersch par l'Aftertor, il est dénoncé et remis à la gendarmerie allemande de Saint Nabor

14 Juin 1940 : Strasbourg est déclarée ville ouverte

14 Juin 1940 : Strasbourg est déclarée ville ouverte

19 juin 1940 : Les Allemands prennent Strasbourg. Mais cette fois-ci, les Allemands ne sont pas responsables de la destruction des infrastructures alsaciennes. L'armée française fera sauter un maximum de ponts, de centraux téléphoniques, de centrales électriques, de voies ferrées, de postes d'aiguillages, de noeuds routiers et d'usines dans tout le pays.
Le bilan des destructions inutiles est impressionnant. Au total, les troupes françaises, en se retirant, ont fait sauter 405 ponts routiers, 109 ponts de chemins de fer, 81 écluses (dont 52 sur 101 sur le seul canal Rhin/Rhône), les stations émettrices et 1071 km. de réseau ferré qui sont totalement hors d'usage. Reste à comptabiliser toutes les nombreuses unités de production (raffineries, moulins,...), les installations portuaires, les centrales électriques, les barrages détruits ou encore les nombreuses maisons, dynamitées par de trop fortes doses d'explosifs ou incendiées, pour comprendre l'ampleur de ce saccage gratuit, car il n'influença en rien l'issue des combats.

Juin 1940-novembre 1944 : Occupation nationale-socialiste.

21 Juin 1940 : Arrivée à Boersch, par la Niedertor d'une vingtaine de soldats allemands. Des soldats français qui se trouvaient près du puits se rendent sans résistance

22 Juin 1940 : Armistice entre la France et l'Allemagne

L'ALSACE EST ALLEMANDE

25 Juin1940 : Toute l'Alsace est occupée

26-27 Juin 1940 : Explosion d'un dépôt de munitions à Ottrott

28 Juin 1940 : Le Führer à Strasbourg

Août 1940 : L’Alsace-Lorraine, de nouveau annexée au Reich comme ancienne terre allemande est rattachée administrativement au « gau » de Bade.

10 Décembre 1940 : Les habitants francophiles notoires furent expulsés de Boersch

25 Août 1942 : loi sur la conscription. Les classes nées entre 1908 et 1926 sont enrôlées de force. Plus de 100 000 jeunes gens de Moselle et d'Alsace sont envoyés sur le front Est ou dans la Waffen SS. Ce sont les"Malgré-nous". 30 000 ne reviendront jamais , tués ou disparus, 20 000 seront blessés ou malades.

1942-1944 : La Léonardsau est une annexe de l'école nazie de jeunes filles SS (transmissions) dont le centre est installé au château de Hell à Obernai

1942 : Le régime hitlérien construit le "Sicherungslager", à Schirmeck. C'est un camp de redressement pour les Alsaciens opposés au régime d'annexion

1939-1944 : la société Vering et Waetcher de Berlin, reprend l'exploitation des carrières mais laisse à la CTS l'exploitation de la ligne

L'ALSACE REDEVIENT FRANCAISE

 

(Suite)